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Entretien de l'inter-fédération de la PJM avec Florence Hermite, conseillère justice à Matignon, le 15 mai 2019

Selon les projections de l’ANCREAI, la Protection Juridique des Majeurs (PJM) concerne 900 000 personnes et leur nombre devrait doubler d’ici à 20 ans !

Après l'entrée en vigueur de la loi du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la Justice et dans la perspective du prochain Projet de loi Grand Age et Autonomie, l'Inter-fédération de la Protection Juridique des Majeurs (FNAT, UNAF, UNAPEI) est allée à la rencontre de Florence Hermite, la conseillère justice du Premier Ministre à Matignon le 15 mai 2019.

Représentée par Ange Finistrosa (Président de la FNAT), Marie-Thé Carton (UNAPEI), et Guillemette Leneuveu (Directrice générale UNAF), cet entretien a été l'occasion pour l'inter-fédération d’interpeller Matignon sur la nécessité pour l'Etat de porter un discours public fort sur la PJM et sur 3 axes prioritaires :

  • La nécessite de mettre en place une politique publique dédiée à la PJM

La mise en place d’une politique publique dédiée à la PJM se traduisant notamment par un délégué interministériel sur le sujet a été défendue par le rapport de la Cour des Comptes et le rapport d’Anne Caron Deglise, alors que le rapport Libault sur le grand âge et autonomie n’a fait aucune mention de la PJM malgré la contribution faite par les associations.  Ce à quoi Florence Hermite a indiqué que le sujet était en cours de réflexion. 

  • Le financement de la PJM 

Les services MJPM sont aujourd’hui saturés, les activités augmentent mais pas les moyens alloués. La convergence tarifaire entre les services, la problématique des budgets alloués par l’Etat n’arrivant seulement qu’en fin d’année et posant des difficultés de prévision et de gestion, le retard des paiements et l'obligation d’évaluation interne tous les 5 ans et externe tous les 7 ans, nécessitant un budget complémentaire, sont autant de risques, qui, à terme, sont susceptibles de menacer la pérennité des services MJPM et le service rendu aux personnes protégées vulnérables.

  •  Le statut et la reconnaissance des MJPM

La déjudiciarisation introduite par la réforme de la justice qui conduit au transfert de compétences du juge vers les MJPM, et ce, à exo statut, alors que ces derniers pâtissent d’un manque reconnaissance qui se traduit par une absence de diplôme (adossé au système LMD), de l'absence de formation continue, sans compter des salaires très bas au regard du nombre de missions exercées et de leurs responsabilités.

Téléchargez la note de position "La protection juridique des majeurs  un enjeu de société" transmise à l'issue de l'entretien par l'inter fédération de la PJM à Matignon sur FNAT DOC, la base documentaire en ligne de la FNAT.



par Nathalie SLISKOVIC
publié le 17/05/2019

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